US Open 2026, quart de finale messieurs. Nuit du mercredi 9 au jeudi 10 septembre, 01h30 heure de Paris, Arthur Ashe Stadium, session de nuit.
Sur le papier, c’est une formalité. Alexander Zverev, tête de série numéro 1, numéro 2 mondial, vainqueur de Roland-Garros cette année, contre le 70e joueur du classement ATP. Les opérateurs ont mis Zverev à 1,08 et le Néerlandais à 7,50. Fin du débat.
Sauf que Botic van de Zandschulp a battu Alcaraz à Flushing Meadows en 2024, sorti Djokovic en 2025, et infligé à Rafael Nadal le dernier match de sa carrière professionnelle en Coupe Davis. Sauf qu’il vient de sortir Alex de Minaur, 7e mondial, en 3 sets secs au 2e tour. Et sauf que Zverev, lui, a passé près de 12 heures sur le court en 4 matchs, dont 2 marathons de plus de 4h30 bouclés à 1h55 et 2h15 du matin.
Il n’y a aucun précédent entre les deux hommes. C’est leur toute première confrontation sur le circuit principal. Tout se joue sur la forme, sur les profils, et sur ce que le marché a décidé d’ignorer.
L’état du tableau
Le contexte de ce tournoi est déjà singulier. Jannik Sinner, numéro 1 mondial, a déclaré forfait avant le début du Grand Chelem pour une blessure au genou droit, ce qui a propulsé Zverev en tête de série numéro 1 alors qu’il est numéro 2.
Depuis, le tableau a explosé : Auger-Aliassime (3) sorti par Khachanov au 2e tour, Cobolli (5) éliminé par Blockx, de Minaur (6) balayé par van de Zandschulp, Fritz (9) et Musetti (13) dehors avant les huitièmes.
Et surtout, mardi soir, Ben Shelton a sorti Carlos Alcaraz en 5 sets au terme du match le plus tardif de l’histoire de l’US Open, terminé à 3h33 du matin sur un ace à 146 miles par heure. Une demi-finale 100 % américaine, Shelton contre Tiafoe, est déjà actée dans le haut du tableau.
Autrement dit : la route est ouverte pour Zverev. Il le sait, et c’est exactement le genre de situation où un joueur se met à gérer plutôt qu’à écraser.
Alexander Zverev : Une montée en puissance, mais un compteur horaire inquiétant
Commençons par ce qui plaide pour lui, et c’est solide. Zverev affiche 50 victoires pour 13 défaites en 2026, dont 21 victoires et 7 défaites sur dur. Il est le seul joueur du circuit à avoir atteint les quarts des 4 Grands Chelems cette saison, une première dans sa carrière. Il est à 9 victoires et 0 défaite en quarts de finale en 2026. Et sur ses 46 derniers matchs de Grand Chelem face à des joueurs classés au-delà du top 20, il affiche 44 victoires pour 2 défaites.
Sa progression dans ce tournoi est nette. Après 2 marathons en 5 sets contre Sonego (4h53, à 2 points de la défaite au 4e set) et Halys (4h33), il a plié Tabilo en 3 sets puis Darderi en 3 sets. Contre l’Italien, sa ligne de statistiques est celle d’un patron : 72 % de premières balles, 86 % de points gagnés derrière la première (51 sur 59), 13 aces, 43 coups gagnants pour 23 fautes directes et surtout 1 seule balle de break concédée sur tout le match, sauvée.
Sur l’ensemble du tournoi : 64 aces, 78 % de premières balles, 79 % de points gagnés derrière la première, 53 % derrière la seconde. Il sert au-delà de 220 kilomètres/heure. Sur la saison, il tient 88,24 % de ses jeux de service.
Maintenant, le revers de la médaille. Le voilà à sa 5e session de nuit consécutive sur l’Ashe. Ses 3 premiers matchs se sont terminés à 1h55, 2h15 et 1h09 du matin. Il a lui-même plaisanté après son huitième, bouclé à 23h48, en disant qu’il ne savait pas quoi faire de lui-même puisqu’il n’était pas encore minuit. Un joueur qui a accumulé près de 12 heures de jeu et qui vit à contretemps depuis 10 jours n’est pas dans les mêmes conditions qu’un joueur frais.
Et son autre faiblesse structurelle est là depuis toujours : la conversion. Sur la saison 2026, Zverev ne convertit que 25,53 % de ses balles de break. Contre Sonego, au 1er tour, il s’est procuré 22 balles de break et en a converti 5. C’est précisément le profil de joueur qui gagne 7-5, 6-4, 7-6 plutôt que 6-2, 6-2, 6-1.
Botic van de Zandschulp : L’homme de glace qui sert bien et qui ne lâche rien
Le Néerlandais a 30 ans, il est 70e mondial, 40e en live, il n’a jamais gagné le moindre titre ATP et son bilan 2026 est de 25 victoires pour 18 défaites. Son bilan face au top 5 en carrière est de 2 victoires pour 12 défaites, avec 11 défaites en 3 sets secs. Tout dit qu’il ne devrait pas gagner ce match.
Mais regardez comment il est arrivé là. Au 2e tour, il a battu Alex de Minaur 6-4, 7-5, 6-2. Un match maîtrisé de bout en bout : 77 % de points gagnés derrière sa première balle, 4 balles de break sauvées sur 5, 5 balles de break converties sur 11 et seulement 21 fautes directes. Selon sa propre analyse, la différence est venue de son service. C’est la sortie la plus précoce de de Minaur à l’US Open depuis 5 ans.
Puis il a survécu à 2 batailles homériques. Contre Zizou Bergs, 4h29 en 5 sets, à 2 points de la défaite dans le tie-break du 4e. Contre Arthur Gea, 5h13, mené 2 sets à 0, une balle de match sauvée à 5-6 dans le tie-break du 3e set. Le 4e match le plus long de l’histoire du tournoi depuis 1991. Il a reconnu lui-même avoir gagné en jouant mal, en parlant de l’un des pires matchs de sa vie.
Sur ce tournoi, ses chiffres de service ne sont pas ceux d’un 70e mondial : 55 aces en 4 matchs, 77 % de jeux de service tenus, à 1 point seulement des 78 % de Zverev. Son problème est ailleurs : 67 % de premières balles seulement, et 46 % de points gagnés derrière la seconde contre 53 % pour l’Allemand. C’est là que le match se perdra pour lui.
Le vrai point noir : 14h24 sur le court en 4 matchs, dont 9h42 sur les deux derniers, avec moins de 48 heures de récupération. Il se dit convaincu de bien récupérer et de faire mieux qu’il y a 5 ans. On verra.
Cotes du match Zverev contre Van de Zandschulp
01h30 heure de Paris
Arthur Ashe Stadium






Pas de match nul possible au tennis. Cotes relevées le 9 septembre 2026 chez Unibet, Betclic, Winamax et PMU. Elles évoluent jusqu’au premier service, vérifie la ligne affichée sur ton opérateur avant de valider ton pari.
Marchés annexes
| Marché | Cote | Opérateur |
|---|---|---|
| Score final 3-0 Zverev | 1,70 | ![]() |
| Score final 3-1 Zverev | 3,10 | ![]() |
| Score final 3-2 Zverev | 6,40 | ![]() |
| Van de Zandschulp gagne au moins 1 set | 1,82 | ![]() |
| Les deux joueurs gagnent un set | 1,87 | ![]() |
| Plus de 3,5 sets dans le match | 1,89 | ![]() |
| Vainqueur du 1er set : Van de Zandschulp | 3,45 | ![]() |
| Plus de 24,5 aces dans le match | 1,70 | ![]() |
✅ Botic van de Zandschulp avec un handicap de +6,5 jeux, cote à 1,82 
Parier sur la victoire du Néerlandais à 7,50 serait romantique et probablement stupide. Parier sur son écart de jeux à 1,82 est autre chose, et c’est là que le marché se trompe.
Ce pari passe dans 2 scénarios sur 3. Il passe évidemment si van de Zandschulp gagne, ou s’il prend un set. Mais il passe aussi dans une bonne partie des défaites 3-0. Un 6-4, 6-4, 6-4 donne 18 jeux à 12, soit 6 jeux d’écart : le pari est gagnant. Un 7-6, 6-4, 6-3 donne 19-13, écart de 6 : gagnant. Il faut un 6-3, 6-3, 6-2 ou plus sévère pour que le pari saute.
Or les deux joueurs tiennent leur service à des taux quasi identiques sur ce tournoi : 78 % pour Zverev, 77 % pour van de Zandschulp. Le Néerlandais a mis 55 aces en 4 matchs, contre 64 pour l’Allemand. Sur les mises en jeu, l’écart réel entre eux est bien plus mince que la différence de classement.
Et le profil de Zverev pousse dans ce sens. Sa faiblesse historique, c’est la conversion des occasions : 25,53 % de balles de break converties sur la saison, 5 sur 22 contre Sonego au 1er tour. Il crée des situations, il ne les tue pas. Résultat, ses sets se jouent au tie-break ou à 6-4 plutôt qu’à 6-2. Sur ce tournoi, sa cote de score exact 3-0 est à 1,70, ce qui correspond à 59 % de probabilité implicite : le marché lui-même reconnaît que 4 sets sur 10 partent en 4 ou 5 manches.
Enfin, le contexte. Zverev sait que Shelton et Tiafoe sont déjà en demi-finale de l’autre côté du tableau, que Sinner et Alcaraz ne sont plus là et qu’un premier titre à New York est à portée. C’est le genre de situation où un joueur gère, sécurise, et ne cherche pas à humilier. Il a d’ailleurs rappelé lui-même que l’US Open est le tournoi préféré de Botic et qu’il ne fallait pas le sous-estimer.
Le seul vrai risque du pari, c’est le compteur horaire du Néerlandais : 14h24 sur le court en 4 matchs, dont 9h42 sur les deux derniers. Si les jambes lâchent au 2e set, on peut avoir un 6-4, 6-2, 6-1. C’est ce risque que la cote de 1,82 rémunère, et nous le trouvons surévalué face à un Zverev qui a lui aussi énormément donné.
Les paris sportifs comportent des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé). Jeu interdit aux mineurs. Retrouvez les outils de modération sur joueurs-info-service.fr.
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