Un stade, une arène ou un bord de route peut devenir légendaire grâce à ceux qui le remplissent. Bleacher Report a dressé sa liste des 50 plus grandes traditions de fans, quasi exclusivement nord-américaine. Voici la réponse européenne, tous sports confondus : football, rugby, Formule 1, cyclisme, tennis, fléchettes, basket, hockey et ski de fond.
Le classement est forcément subjectif. Dites-nous en commentaire ce qu’on a oublié.
20. Le « Poznań », Lech Poznań (football)

Les supporters tournent le dos au terrain, se prennent par les épaules et sautent en rythme. Né dans les tribunes du Lech Poznań, le geste a fait le tour de l’Europe après la venue des Polonais à Manchester City en Ligue Europa, en 2010. Les fans de City l’ont adopté dans la foulée.
19. La Coupe Spengler à Davos (hockey sur glace)

Chaque année entre Noël et le Nouvel An, Davos accueille la Coupe Spengler, l’un des plus vieux tournois de clubs du monde, disputé depuis 1923. Pour des milliers de fans suisses, les fêtes de fin d’année se passent dans la patinoire.
18. Didi le Diable, Tour de France (cyclisme)

Costume rouge, cornes et trident : l’Allemand Didi Senft suit le Tour de France depuis le début des années 1990. Avant chaque passage, il peint son trident sur la route. Aucun coureur du peloton ne l’a jamais raté.
17. Les campeurs du 50 km de Holmenkollen (ski de fond)

À Oslo, le 50 km de Holmenkollen attire chaque année une foule immense. Beaucoup campent dans la forêt qui borde la piste, autour d’un feu de bois, pour encourager les fondeurs au passage.
16. « The Fields of Athenry », Irlande (rugby)

Cette ballade irlandaise est devenue l’hymne officieux des supporters du XV du Trèfle. Quand l’Aviva Stadium la reprend en chœur, le match s’arrête presque.
15. « Welcome to Hell », Galatasaray (football)

En 1993, les supporters de Galatasaray accueillent Manchester United à l’aéroport d’Istanbul avec des banderoles « Welcome to Hell ». L’expression colle depuis à l’ambiance du club stambouliote.
14. L’Orange Army à Zandvoort (Formule 1)

Depuis le retour du Grand Prix des Pays-Bas en 2021, les tribunes de Zandvoort se teintent d’orange pour Max Verstappen. Fumigènes, chants et tenues orange : c’est la plus grande marée nationale du calendrier.
13. Le clapping viking, Islande (football)

Un tambour, des bras levés et un « Huh ! » qui accélère jusqu’à l’explosion. Les supporters islandais ont fait découvrir ce clapping à toute l’Europe pendant l’Euro 2016, où leur équipe a atteint les quarts de finale.
12. Les fraises à la crème, Wimbledon (tennis)

À Wimbledon, on ne vient pas seulement voir du tennis : on vient manger des fraises à la crème. La tradition est aussi vieille que le tournoi lui-même, et chaque quinzaine de juillet, des dizaines de tonnes de fraises anglaises y sont servies. Impossible de dire qu’on a fait Wimbledon sans en avoir goûté une barquette.
11. Les chœurs gallois, Pays de Galles (rugby)

À Cardiff, le Principality Stadium chante « Calon Lân » et « Bread of Heaven » à pleine voix. Au pays du chant choral, l’hymne national devient une démonstration.
10. La Peña Baiona, Aviron Bayonnais (rugby)

Tout le stade Jean-Dauger se lève pour entonner la Peña Baiona, l’air des fêtes de Bayonne devenu l’hymne du club. Le chant a même dépassé le Pays basque : on l’entend désormais dans d’autres stades de rugby.
9. Les tifos du derby de Milan (football)

Pour le derby entre l’Inter et le Milan, la Curva Nord et la Curva Sud de San Siro rivalisent de tifos géants, préparés pendant des semaines. Le spectacle commence avant le coup d’envoi.
8. Le virage des Hollandais, Alpe d’Huez (cyclisme)

Sur les 21 lacets de l’Alpe d’Huez, le virage 7 appartient aux Néerlandais. Des milliers de supporters en orange y transforment la montée du Tour de France en fête à ciel ouvert.
7. Les déguisements de l’Alexandra Palace (fléchettes)

Pendant le Championnat du monde PDC, chaque fin d’année à Londres, l’Alexandra Palace se remplit de supporters déguisés : bananes, lutins, super-héros. Ally Pally est devenu le rendez-vous le plus festif du calendrier sportif britannique.
6. Les Grobari du Partizan Belgrade (basket)

En Euroligue, peu de salles impressionnent autant que celle du Partizan. Les Grobari, ses supporters, chantent sans interruption pendant 40 minutes. Les adversaires en parlent encore des années après.
5. L’invasion de piste à Monza (Formule 1)

À la fin du Grand Prix d’Italie, les tifosi envahissent la ligne droite de Monza et se massent sous le podium, suspendu au-dessus de la piste. Une marée rouge Ferrari, quel que soit le vainqueur.
4. « Swing Low, Sweet Chariot », Angleterre (rugby)

Chanté à Twickenham depuis la fin des années 1980, ce chant spirituel est devenu l’hymne des supporters du XV de la Rose. Quand Twickenham le reprend, l’Angleterre pousse.
3. « Les Corons », RC Lens (football)

À la mi-temps de chaque match à Bollaert-Delelis, tout le stade se lève pour chanter « Les Corons », la chanson de Pierre Bachelet sortie en 1982. Un hommage aux mineurs du bassin minier, dont le club est l’enfant. Même les supporters adverses en parlent : c’est l’un des moments les plus forts du football français.
2. Le Mur jaune, Borussia Dortmund (football)

La Südtribüne du Signal Iduna Park, près de 25 000 places debout, est la plus grande tribune debout d’Europe. Vu du terrain, c’est un mur jaune qui chante pendant 90 minutes.
1. « You’ll Never Walk Alone », Liverpool (football)

Écrite pour une comédie musicale en 1945, reprise par Gerry and the Pacemakers en 1963 puis adoptée par le Kop d’Anfield, la chanson est devenue l’hymne des supporters de Liverpool, puis de bien d’autres clubs. Aucune tradition de supporters n’a autant voyagé. Elle ne pouvait finir ailleurs qu’en tête.
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